C'est un secret qu'on gardera jalousement pour nous. Raconter certaines choses, c'est leur faire perdre leur magie, poser des mots c'est devoir affronter le réel. On ne veut pas de ce réel, juste ces belles minutes qui s'envolent si vite dans Paris et qui nous perdent.
Il revient toujours, de la même façon, et toujours le même. Arrogant et macho qui essaie de s'effacer. Dans 1 mois, 6 mois ou 1 an. Dans 10 ans. Un message envolé et un peu romantico lyrique qui sonne le début d'une nouvelle saison. La renaissance de ce jeu de cache cache avec cette partie de ma vie que je n'arrive pas à arrêter mais que je déteste. Il n'est rien et pourtant un besoin que je ne peux pas exclure.Tout un équilibre, tout mon déséquilibre.
Je viens, pour la première fois, de relire les articles précédents. Navrant. Une conne impudique qui ne regarde que son nombril et se complaît dans ses plaintes interminables la plupart du temps infondées. Si quelqu'un tombe par hasard dessus, je suis désolée. Passez votre chemin.
Je ne sais pas pourquoi, quand je me sens pas tellement bien, j'ai ce réflexe régressif d'adolescente attardée de venir poster quelque chose sur ce blog, endroit qui a été remplacé mille fois par le jeu implacable de l'évolution des phénomènes de mode, tant il est obsolète et ringard. Pourquoi je ne l'écris pas dans un cahier ? C'est antithétique : je crois que j'aime l'idée de pouvoir potentiellement crier mon sentiment d'incompréhension et de « malheur » au monde entier. Alors qu'en même temps je sais pertinemment que ce texte n'aura pas la moindre audience et c'est aussi le but de cet endroit. Je crois que c'est ça que j'aime ici et pourquoi j'y reviens toujours un peu. Mais en fait, par mimétisme, je reproduis ma réalité en écrivant ici: pleins de gens à qui parler mais personne pour s'écouter. Je préfère ce schéma virtuel car ici au moins, je suis pleinement anonyme. Là bas, je resterai une inconnue que l'on nomme et côtoie.